L’extrémisme Agile!
AGILE n’est pas un DOGME!
CE N’EST PAS UNE RELIGION!
Ce n’est pas l’unique et seule façon de faire!
Ce n’est pas la meilleure solution pour toutes les organisations!
Ce n’est pas une solution magique!
Les discussions concernant l’approche ressemblent à tord, selon moi, souvent à des guerres de religions. Il y’a effectivement des organisations dont le modèle Lean ne correspond pas. De toute façon l’objectif n’est pas de CONVERTIR le monde à l’agilité.
J’ai récemment assisté à une conférence sur l’agilité et ce qui m’a énormément marqué et surpris c’est la simplicité des réponses « OUI », « NON », « IL FAUT FAIRE CA COMME CA » et « IL NE FAUT PAS FAIRE COMME CA »… Le formateur semblait avoir TOUTES les réponses à TOUTES les situations…
Les réponses tranchantes et quasi-scientifiques m’ont surpris et m’ont justement fait penser aux approches RECETTES MAGIQUES. Là encore, les approches Agile sont loin d’imposer une recette d’application.
Il est possible d’avoir plusieurs implantations, toutes aussi bonnes l’une que l’autre en autant qu’elles ne pervertissent pas les principes d’agilité. Le cadre Agile propose des orientations mais leur application est rarement similaire d’une équipe à l’autre. Je pense fermement que ce genre d’attitude et ce genre d’agissement contribuent justement à pervertir l’agilité et son application.
Selon moi, en ce qui concerne les façons-de-faire, il existe plusieurs bonnes réponses en autant que les activités entreprises possèdent une valeur ajoutée pour l’organisation cliente. La notion de valeur ajoutée est fondamentalement différente d’une organisation à l’autre.
À titre d’exemple, je prendrai la documentation. Eh oui, la documentation WORD! Selon les besoins de l’organisation, la documentation peut être perçue, à tord ou à raison, comme étant une activité à valeur ajoutée. Ce n’est pas au conseiller ou au formateur de décider mais bien au client et à l’organisation. Si une organisation juge qu’il est absolument nécessaire de faire de la documentation et qu’elle est prête à assumer les efforts nécessaires, qui est le conseiller pour savoir mieux!? De toute façon, on le fait déjà en développement, on ne s’obstine pas avec le client pour contester sa priorité fonctionnelle, on le conseille, mais s’il pense qu’une fonctionnalité est plus importante qu’une autre, c’est à lui de décider. Il en va de même au niveau des implantations Agile. Si la documentation n’est pas une activité à valeur ajoutée, les approches Lean vont rapidement refléter cette réalité et le client se ralliera rapidement à la dé-priorisation et le réajustement des priorités.


Bravo Georges, excellent billet!
Je partage ton point vu ! Je dis souvent, Agile est la meilleure approche que moi j’ai trouvée !
Lorsque je fais une intervention en implémentation Agile, je dis toujours qu’elle se résume en trois questions.
1-Qu’est-ce qui fonctionne ?
2-Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ?
3-Qu’est-ce qu’on doit adresser ?
J’essaie toujours de donner des réponses à ces questions, oui en m’inspirant des méthodes agiles. Mais, peut importe la solution que j’apporte, elle convenir à l’environnement et surtout adapter par mon client. Sinon, ce n’est pas une bonne solution.